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Si Rio séduit par sa beauté fantastique et sa démesure, sa nonchalance et ses plages, Salvador fascine et captive de manière plus subtile, plus « souterraine », mélodie qui sourde à travers la vieille ville et qui égraine une mélodie secrète. Capitale du Brésil au XVIe siècle et passage obligé pour la traite des esclaves, « la perle noire » a su converser des traces de cette époque où la canne à sucre était l’économie principale. En déambulant dans ses ruelles pavées, vous y croiserez ainsi des églises anciennes endormies aux façades roses ou jaunes, des colonnades meringuées faisant face à des maisons bleues turquoises, des échoppes aux murs de chaux peints en rouge et orange, bref, un passé colonial aussi bariolé qu’un oiseau tropical faisant la sieste sous les palmiers. Et quand les danseurs de capoeira prennent possession de la ville, quand le carnaval résonne de Campo Grande à la Place Castro Alves en faisant chanter le phare de Barra et la plage d’Ondina, les couleurs de la ville se mélangent, possédées par un feu mystique, une orgie furieuse et joviale à nul autre pareil… |
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